Caroline Bach
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« Reconstruction de l'église Notre-Dame, Dresde » |
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"Villes et civilisations ont été des notions synonymes à tel point dans toute l'Histoire que détruire une ville a toujours paru le meilleur moyen de détruire la civilisation dont elle constituait en quelque sorte l'archétype." Michel Ragon, L'Homme et les villes, Paris, Albin Michel, 1975, p. 8 |
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| Surnommée la "Florence de l'Elbe", capitale de la Saxe, Dresde est la ville de la destruction et de la reconstruction ; détruite par les troupes prussiennes pendant la guerre de sept ans, par exemple. Goethe, de passage peu de temps après (1761), écrira : « J'ai vu les ruines malheureuses semées dans le tissu urbain. Le sacristain désigna d'un geste les ruines de tous les côtés et laconique, il dit pensivement "c'est l'ennemi qui a fait ça" ».
Détruite, surtout, par les "Alliés" (aviations britannique et américaine) le 13 février 1945. Le centre-ville fut quasiment rasé et l'usage de bombes incendiaires au phosphore ne fit qu'aggraver les effets de cette terrible destruction. De 1945 à 1989, le régime communiste en place en R.D.A., confronté au problème du patrimoine culturel à reconstruire, a choisi en général de rompre avec le passé. Certains bâtiments emblématiques, comme le palais royal de Berlin, furent détruits. À Dresde, la dernière église gothique de la ville (Sophienkirche) fut dynamitée au milieu des années soixante, alors qu'elle avait été peu endommagée lors du bombardement. |
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