(...). Enfant : Le chemin va où ?
Mère : Laisse, nous en mangerons dautres. Tu fais tout à ta hauteur ! Ce nest pas constructif !
Enfant : La maison est à qui ?
Mère : Au fils
Enfant : La maison est à qui ?
Mère : Au père
mort cet été.
Enfant : A qui ?
Mère : Cet hiver
Enfant : La maison ?
Mère :
a 88 ans.(
) Jai fini.
Enfant (public) : On nest pas obligé de sortir dun pays, de son périmètre, non plus dailleurs. On est pas obligé
à rien. Peut-être à rester dans les allées quon connaît. Là où les racines sont profondes. On nest pas obligé à. Toucher ses racines, obligé dy revenir.
Narrateur : Profooooooooonde
Mère : On croit quelles vous respectent et vous feront une place plus appropriée comparée aux autres hommes.
Enfant : Je ne suis pas sûre. Pas sûre davoir une place. (
). Jsuis lourde, jai trop mangé.
Mère, Amoureuse (dans son trou) : Ah !
Enfant : Jvais continuer
Par-là
LEnfant se déplace dans le trou de lHomme derrière lui.
Amoureuse (sortant de son trou) : Trop
Pas assez
On va où ?
Trop
Pas assez
Trop
Jusquau bout ?
Pas assez
Trop
Pas assez
Plus loin ?
Trop
Pas assez
Encore plus loin ?
Trop
Pas assez
On va où ?
Narrateur (coupe lAmoureuse, sort de son trou, sadresse au public) : Des siècles ont passé et rien ne se dit de nouveau. Chacun et elles surtout cherchent du nouveau sur le chemin dhier ... hier... hier... (
) Combien de fois culpabilisez-vous par jour ? (
) Comptez ! .(...)